Pourquoi serais-je hors de votre pensée,simplement parce que je suis hors de votre vue ?Je vous attends, je ne suis pas loin : juste de l'autre côté du chemin.Vous voyez, tout est bien.
Charles PEGUY
La mort n'est en effet rien. Pour certains, elle est un passage, pour d'autres, la fin d'une aventure. Si elle a été précédée d'une vie riche et pleine, qui a permis à celui qui part de s'accomplir, de s'épanouir, de tenir toutes les promesses de sa jeunesse ; si, surtout il a conscience d'avoir apporté à d'autres, plus malheureux, plus éprouvés, plus malchanceux, plus miséreux, un tout petit peu d'espoir ; si il a su leur tendre une main fraternelle et compatissante ; si il leur a donné la certitude qu'ils n'étaient pas seuls, que surtout ils étaient des êtres humains, en leur offrant l'occasion d'exercer leur responsabilités et nous pas de les maintenir en état d'assistés. Tout ceci est tellement simple, demande si peu d'efforts. Nous pourrions véritablement changer la face du monde en étant un peu plus attentif à l'autre, en l'écoutant, en lui venant en aide. Cela commence par notre entourage immédiat, et peut s'étendre en fonction de nos disponibilités.
Il nous arrive d'être découragés en voyant les violences, les injustices, les situations de désespoir qui perdurent et quelquefois progressent dans le monde moderne. Mais après tout, il faut se dire que les progrès de la médiatisation mettent en valeur immédiatement tous ces problèmes, et oublient le, plus souvent de nous parler des raisons d'espérer.
Il nous faut donc continuer, vaille que vaille, avec l'espoir de faire évoluer un tout petit peu les choses. Il ne faut pas vouloir faire bouger des montagnes, ni enfourcher une Rossinante pour partir à l'assaut de moulins à vent.
Contentons-nous d'agir en fonction de nos possibilités. Mais, surtout, agissons.