Le bilan que nous devons dresser de l'année 2014 est, c'est le moins que l'on puisse en dire, très morose. La Syrie et l'Irak connaissent des destins parallèles, bien que décalés de quelques années. Dans l'un comme dans l'autre de ces pays, de très nombreuses victimes civiles, innocentes, sont sacrifiées par des combattants irresponsables. Parmi ces victimes, de très nombreux enfants (déjà plus de 15000 en Syrie).L'Afghanistan entre dans une période qui risque d'être la plus troublée de son histoire, les troupes étrangères qui maintenaient un semblant d'ordre en s'interposant entre les fondamentalistes et le gouvernement ont quitté le pays le 31 décembre. On peut tout craindre maintenant.La Lybie est en plein chaos, les milices tiennent une grande partie du pays, et peuvent à tout moment déborder les troupes gouvernementales, qui semblent bien inefficaces. Et ces milices fournissent armes et munitions en quantité à des rebelles extrémistes qui sévissent au Mali, au Niger, au Tchad, au Soudan, et jusqu'en Mauritanie.N'oublions pas, dans nos sujets de préoccupation, les régions frontalières de la Russie, et en premier lieu l'Ukraine. Le risque de déstabilisation est important, de même qu'en certaines petites républiques ex-soviétiques.Souci d'un autre ordre, mais tout aussi grave: l'épidémie d'Ebola, non maitrisée à ce jour, et qui risque de prendre une ampleur qu'on n'imagine pas encore.Enfin, que dire des méthodes des passeurs cruels de milliers de désespérés, en recherche de travail, d'une vie décente, tout simplement d'un peu d'espoir. Jusque-là, on leur faisait tenter la traversée de la Méditerrannée sur de petits bateaux de pêche. Voila que maintenant les passeurs affrètent des cargos dans un état lamentable, et les équipages n'hésitent pas à quitter les navires en panne, mettant en péril la vie de centaines de passagers.Pour terminer sur un peu d'optimisme, des espoirs de normalisation en Tunisie et à Cuba. Dans ces deux cas, la démocratie semble gagner un peu de terrain, mais il faut être vigilants. Tout comme en Egypte, où le risque de dérive dictatoriale est présent.
En conclusion, plus que jamais, il convient de poursuivre nos efforts, pour convaincre autour de nous de la nécessité du partage et de la tolérance. C'est le plus sûr moyen de faire reculer les inégalités et d'amener un petit peu d'amour dans notre monde si inégalitaire, et où les écarts entre la grande majorité des pauvres et les plus riches ne cessent de se creuser.