Souvent, lors des périodes d'insomnie, nous prenons le temps de réfléchir aux problèmes de notre monde, qui connaît actuellement des soubresauts et qui peine à trouver l'équilibre. Les crises se multiplient, s'additionnent, ne semblent pouvoir se résoudre qu'au prix de nouveaux déséquilibres. A peine sorties d'un sanguinaire pouvoir en Lybie, à l'initiative et avec l'aide de la France, voici que les tribus guerrières de ce pays se déchirent pour s'emparer des responsabilités, mais surtout des revenus du pétrole. Dans le but de se débarrasser des tribus que l'on avait surarmées, on les incite à partir, elles s'empressent de rejoindre le Mali pour se placer sous l'autorité d'extrémistes islamistes, dont on connaît la cruauté et le désir de déstabiliser l'Occident. Tout ceci semble fait sans réflexion, sans fil conducteur, peut-être sur des coups de tête ou de cœur. Comment ne pas saluer comme extrêmement positif la venue en France du Président iranien? Non seulement elle est importante pour l'aspect commercial qu'elle revêt, et la pluie de commandes qui en résultent, mais surtout elle laisse espérer que vont peu à peu se normaliser les conditions de vie de la jeunesse iranienne. N'oublions pas qu'il s'agit d'un peuple issu de la civilisation perse, une des plus importantes de l'antiquité, mais que de surcroît le gouvernement de cette république représente 80 millions d'habitants, d'un niveau d'éducation unique dans cette région. Des progrès importants restent à faire au niveau des libertés individuelles, mais l'ouverture des frontières ne peut que faire évoluer les choses dans le bon sens. Et on peut espérer que cette évolution, petit à petit, ne se transmette à l'allié inconditionnel de l'Iran, la Syrie. Soyons optimistes, peut-être un équilibre nouveau est-il en train de naître au Moyen-Orient. Il nous faut maintenant observer les évolutions de cette région avec patience, sachant que le temps n'a as la même valeur dans ces pays que pour nous. Par conséquent, toute amélioration risque de nous sembler longue. Mais, surtout, ne boudons pas notre plaisir.