Vous en avez connu, vous, des périodes aussi moroses que celle que nous traversons depuis le début de l'annèe ? Eh bien, moi, non. Tout semble se combiner pour accroître le ressenti négatif de chacun d'entre nous aux différents évènements que notre monde traverse.
Avant tout, la situation politique mondiale, génératrice de conflits de tous ordres, de guerres plus ou moins larvées, à connotation religieuse trop souvent. En grande partie, ces troubles proviennent du manque de courage de certains dirigeants, à un moment donné, pour prendre des décisions qui permettraient de faire retomber les passions. Et aussi, et surtout, du manque de courage de l'environnement international , qui refuse d'intervenir alors que les droits les plus élémentaires des peuples sont bafoués. L'interminable crise syrienne est un exemple frappant de cela.
En cette période de vacances, synonyme de retombée des tensions, le temps, maussade en France tout au long de l'été, accentue l'impression que rien ne se passe comme à l'habitude, et que, décidemment, tout va mal.
Est-il nécessaire d'évoquer la situation politique dans notre pays, en proie à des décisions contestables certes, mais comme le sont toutes les décisions , quelles qu'elles soient, lorsqu'elles sont prises dans l'urgence?
Objectivement, cependant, notre pays dispose d'atouts extraordinaires, qui devraient lui permettre de traverser de telles périodes avec une sérénité certes toutes relative, mais qui devrait être la règle. En tout premier lieu, la protection sociale dont l'ensemble de la population profite, et qui permet justement de lisser les effets de toute crise, aussi profonde soit-elle. Et notre art de vivre, notre héritage culturel, la beauté de notre environnement, tout ceci faisant de la France la première destination touristique du monde.
Plutôt que de laisser se développer des idées noires, tendons la main à ceux qui ont de véritables difficultés, sortons de leur solitude ceux qui se sentent seuls ou rejetés, en un mot soyons fraternels. Il y a possibilité de rejeter la morosité, et de connaître sinon la joie de vivre, au moins l'espoir. C'est avec raison que l'on dit que l'espoir fait vivre...