Des chiffres effrayants, une évolution étonnante.200000 morts depuis le début de la révolution contre le chef de l'Etat, il y a quatre ans.2 millions environ de personnes déplacées, fuyant la cruauté de la répression, puis les exactions et la folie meurtrière des djihadistes, environ 15000 opposants au régime de Bachar El Assad morts sous la torture. Tous ces chiffres sont des évaluations, mais sont malheureusement crédibles. Un peuple tout entier est en danger, entre un sanguinaire chef d'état , décidé à ne lâcher aucune des prérogatives dont il se croit dépositaire, et un mouvement extrémiste inhumain, barbare et sauvage. Les enfants eux-mêmes sont utilisés par ces féroces djihadistes, pour des missions effroyables et incompatibles avec la puérilité naturelle qui est la leur , et le minimum de respect dû à des êtres en devenir. De petites filles de huit et dix ans sont envoyées, ceintes d'explosifs, sur un marché, pour faire éclater leur charge mortelle, un petit garçon de dix ans ans est chargé d'assassiner un otage...
Après une vive opposition de principe d'un certain nombre de nations, sans toutefois que des décisions soient prises pour venir au secours des courageux insurgés, voici qu'apparait maintenant une nouvelle approche de ce problème oh combien douloureux. On commence à penser qu'il serait bien de s'appuyer sur le régime en place, afin de gagner en efficacité dans les combats contre les extrémistes . Des contacts, officiels ou officieux, sont noués, quatre parlementaires français, tous bords politiques confondus, ont même effectué un voyage pour rencontrer le président combattu en son pays. Les Etats-Unis cultivent l'idée de joindre les efforts des armées occidentales et ceux de l'armée gouvernementale syrienne, contre l'ennemi commun que représente le danger du Djihad.
Un peu de patience, la reconnaissance officielle ne tardera pas. C'est faire bien peu de cas du sacrifice de dizaines de milliers de victimes du régime à main de fer du président rejeté par la plus grande partie de son peuple.