En quel temps vivons-nous ? Comment ne pas être interloqués par la multiplicité des drames que nos sociétés subissent au quotidien ? De décapitations en drame de Charlie-Hebdo, d'une enfant de dix ans transformée en porteuse d'explosifs aux meurtres du super marché de la Porte de Vincennes, de la Syrie à l'Ukraine, de la transformation d'un pilote jordanien en torche vivante , filmée pour servir d'exemple, aux milliers de morts au Tchad, au Mali, au Nigéria, au Cameroun ou au Congo , notre monde ne deviendrait-il pas fou ? Les mises à mort se succèdent en une série de tableaux médiatiques abjects, atteignant les fondements même de notre humanité. Ce type d'événements a certes toujours existé, mais leur répétition en si peu de temps, et l'exposition instantanée de ceux-ci nous amènent à comprendre mieux leur importance , et , à contrario l'importance de la lutte que nous devons mener pour imposer la tolérance. Et parler de tolérance ne signifie pas admettre toutes ces violences, mais au contraire analyser les raisons de ces déchaînements, et tout mettre en œuvre pour permettre à chacun d'avoir une chance raisonnable d'amélioration de sa vie personnelle, et surtout de la progression de ses enfants. En tout premier lieu nous apparait l'absolue nécessité de l'éducation qui, seule, peut permettre de sortir des conditions de vie désastreuses de tant d'habitants de notre planète. Les fondamentalistes l'ont bien compris, qui brûlent et détruisent les écoles, et qui tuent des lycéens.
Alors, continuons, continuons sans trop d'illusions, mais avec détermination notre lutte pour plus de justice, pour plus de partage, pour plus de tolérance.